ABA et école en ligne : comment EFI aide votre enfant à progresser

 
 
 

Comment l’ABA a changé la trajectoire de notre fille — et donné naissance à EFI

Lorsque nous sommes arrivés aux États-Unis, nous étions une famille comme tant d’autres : pleins d’espoir, mais aussi inquiets pour l’avenir de notre fille, Stella.

Elle était petite. Elle ne parlait pas encore, à 4 ans.
Le monde semblait trop bruyant, trop rapide, trop imprévisible pour elle.

Et puis, presque immédiatement, nous avons eu une chance immense.

Elle a pu commencer une thérapie ABA très tôt, dès l’école maternelle.
Sa maîtresse de Kindergarten — qui l’a accompagnée jusqu’au CE1 (2nd grade) — était également BCBA.

Qu’est-ce qu’une BCBA ?

BCBA signifie Board Certified Behavior Analyst.
Il s’agit d’une spécialiste certifiée en analyse appliquée du comportement, formée au niveau universitaire, habilitée à concevoir et superviser des programmes individualisés fondés sur les principes de l’ABA.

Autrement dit : nous avions, à l’école, une enseignante formée à comprendre les comportements, à analyser les blocages, et à structurer les apprentissages de manière scientifique et bienveillante.

En parallèle, notre fille bénéficiait d’une thérapie individuelle, désormais couverte par les assurances santé américaines grâce aux lois dites de “mandate”.

La loi sur le “mandate” ABA

Aux États-Unis, la majorité des États ont adopté des lois obligeant les assurances santé privées à couvrir les thérapies ABA pour les enfants diagnostiqués avec un trouble du spectre de l’autisme.
Cela signifie que l’accès à ces interventions n’est plus réservé à quelques familles privilégiées : il est reconnu comme un droit médical.

Pour nous, cela a tout changé.

Des progrès que nous n’osions plus espérer

Stella a commencé à parler à 4 ans et demi.

Puis, progressivement :

  • La compréhension du langage s’est mise en place.

  • Les consignes ont cessé d’être source de confusion.

  • Les crises de pleurs ont diminué.

  • Elle a appris à demander de l’aide.

  • Elle a développé des compétences sociales simples mais essentielles.

L’ABA ne l’a pas “changée”. Stella est toujours autiste aujourd’hui.

Mais elle est devenue une enfant — puis une jeune fille — heureuse, bien dans sa peau, sans comportements problématiques majeurs, capable d’exprimer ses besoins.

Comprendre simplement l’ABA

À l’École Francophone Inclusive (EFI), nous utilisons des principes issus de l’ABA (Applied Behavior Analysis) pour soutenir les élèves neurodivergents dans leurs apprentissages.

L’ABA repose sur un modèle simple :

  • Antécédent : ce qui se passe avant (consigne, exercice, situation)

  • Comportement : la réaction observable de l’élève

  • Conséquence : ce qui se passe après et influence la suite

En ajustant l’environnement — consignes plus claires, tâches découpées, supports visuels, renforcement positif — nous aidons l’élève à réussir là où il bloquait auparavant.

Exemple concret

Un élève dit : “C’est trop difficile” face à un problème de mathématiques.

À EFI :

  • nous découpons la tâche,

  • nous guidons la première étape,

  • nous valorisons immédiatement l’effort.

Résultat : l’enfant reprend confiance et avance.

Mais l’ABA a aussi des détracteurs…

Et ils ont raison sur un point : certaines formes d’ABA, dans le passé, ont été appliquées de manière trop rigide.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses approches dites naturalistes, plus respectueuses du rythme et de la personnalité de l’enfant :

  • AVB (Applied Verbal Behavior)

  • PRT (Pivotal Response Treatment)

  • NDBI (Naturalistic Developmental Behavioral Interventions)

Ces approches utilisent les principes scientifiques de l’ABA, mais dans des contextes naturels, par le jeu, l’interaction, la motivation intrinsèque.

On ne “corrige” pas l’enfant.
On adapte l’environnement pour qu’il puisse apprendre.

… C’est là que tout a basculé pour moi

En voyant les progrès de ma fille, j’ai voulu comprendre.
Je me suis formée à l’ABA pour pouvoir l’accompagner moi-même.

Puis je suis retournée à l’université pour devenir professeure spécialisée pour les élèves à particularités.

Et j’ai réalisé une chose essentielle :

Des milliers de familles dans le monde n’ont pas accès à ces thérapies.
Pas d’ABA.
Pas d’orthophonie.
Pas d’ergothérapie.

C’est ainsi que l’idée de l’École Francophone Inclusive est née.

Créer une école en ligne où les familles pourraient accéder à des professionnels formés : orthophonistes, ergothérapeutes, spécialistes en analyse comportementale — intégrés dans un cadre scolaire francophone structuré.

Mythes et réalités sur l’ABA

Mythe : L’ABA est rigide et mécanique.
Réalité : À EFI, elle est adaptée, bienveillante et intégrée dans un cadre scolaire humain.

Mythe : Elle vise à “corriger” l’enfant.
Réalité : Elle vise à adapter l’environnement pour permettre à l’enfant de réussir.

Aujourd’hui, ma fille est toujours autiste. Mais elle est heureuse. Épanouie. Elle avance.

Et c’est cela, pour moi, la vraie réussite.

À EFI, nous croyons que chaque enfant peut progresser lorsque l’école s’adapte à son fonctionnement — et non l’inverse.

Pauline Linnell

Fondatrice de l’École Francophone Inclusive

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